Electrochimie Interfaciale - Corrosion

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Dans le domaine de l’application de l'électrochimie interfaciale en corrosion, l’équipe EIC développe un ensemble de travaux afin d’étudier, dans des conditions maîtrisées, l'évolution des cinétiques électrochimiques ou chimiques interfaciales à l'échelle de la microstructure des alliages métalliques (aciers, alliages d'aluminium,…) et de concevoir de nouveaux capteurs adaptés à l'échelle spatiale des phénomènes rencontrés.

L’équipe EIC est l’équipe de recherche en corrosion humide « historique » du laboratoire (créé et animée par Roland Oltra DR CNRS dans le cadre du laboratoire de Recherche sur la Réactivité des Solides) et contribue depuis plus de 30 ans au développement :

  • de nouveaux concepts dans la compréhension des mécanismes de corrosion localisée et plus particulièrement de la corrosion sous contrainte des aciers inoxydables, de la cinétique de repassivation des alliages passivables, de la corrosion microstructurale des alliages d’aluminium, …
  • de nouvelles méthodes analytiques reposant sur un savoir-faire unique en termes de sondes locales (sonde de pH, sonde de courant) qui lui permettent de caractériser à l'échelle micronique les couplages entre processus électrochimiques et chimiques en cours de corrosion,
  • d’approches originales de la modélisation des processus de corrosion permettant de coupler les processus de transport en phase liquide aux processus électrochimiques aux interfaces.

En termes scientifiques, l’équipe s’est fixée comme objectif de faire progresser la compréhension des phénomènes de corrosion localisée et plus spécifiquement de ceux associés au transport de matière dans de multiples conditions physiques et chimiques.

Ces enjeux scientifiques rejoignent les enjeux industriels liés à l’accroissement de la durabilité des structures, à la réduction de leur empreinte « écologique » qui passent par l’amélioration de leur résistance à la corrosion, mais également par une meilleure efficacité des contrôles in situ et de la maintenance (continuité du programme européen SICOM « Simulation Based Corrosion Management»).

L’activité de recherche de l’équipe s’inscrit donc, non seulement dans l’approche classique de l’amélioration de la connaissance des phénomènes de corrosion et de leur modélisation, mais également dans la mise en place de la simulation prédictive de cas réels d’endommagement et dans le développement instrumental visant à réaliser des capteurs intégrables dans les structures. Cette dernière action soutenue par un projet de recherche en cours avec DASSAULT AVIATION sur la modélisation de la réponse de capteurs dits « sentinelles », permet à notre équipe de s’insérer dans le LABEX ACTION "Systèmes intelligents intégrés au coeur de la matière".

Nos approches théoriques sont fortement valorisées par des opérations de transfert en milieu industriel. On peut citer nos travaux sur la corrosion d'aciers galvanisés (projets avec ARCELOR MITTAL), la prévision à long terme des risques de corrosion lors du stockage souterrain des déchets nucléaires à vie longue (projets avec l’ANDRA), le vieillissement des assemblages d'alliages légers et leur corrosion microstructurale (projet avec CONSTELLIUM CRV).